2017-10-06 Compte-rendu du bureau ouvert

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#1

Présents

  • Samuel Ballé (intégration d’ERP)
  • Thomas Beauvallet (Goodeed)
  • Adrien Fabre (économiste)
  • David Friquet à distance
  • Emmanuel Raviart (collaborateur de la députée Paula Forteza)
  • Nordine en écoute à distance
  • Louis Margot-Duclot (gitvote)

Réalisation et projets

La charte du Bureau ouvert a été amorcée : elle définit l’esprit du Bureau ouvert (décisions démocratiques, ouverture, licence libre) et recense les projets :

  1. Amenda : logiciel de visualisation et d’amendement de la loi
  2. Réflexion sur la réforme de l’Assemblée
  3. Questions citoyennes lors des auditions parlementaires
  4. Logiciel de consultation citoyenne
  5. Identification sécurisée

Idées

  • (projet 5) Pour la consultation citoyenne, il sera souhaitable à terme d’authentification les utilisateurs par leur identité, en leur laissant la possibilité de la cacher sur chaque publication ; l’identification pouvant être effectuée par des personnes agréées à des fins de modération. Le problème est que la technologie d’identification qui semblerait adaptée, FranceConnect, n’est pas disponible. Plusieurs solutions de remplacement ont été proposées, qui ne sont pas mutuellement exclusives :
    1. demander aux utilisateurs de prouver leur identité en montrant une pièce d’identité par webcam à 5 utilisateurs aléatoires
    2. les notaires certifient l’identité en donnant une clé publique à qui veut
    3. une carte à puce de type estonien (il faudrait cependant le proposer au ministère de l’intérieur dans le cadre de son projet d’identité numérique)
    4. OpenID Connect
    5. autoriser plusieurs niveaux de fiabilité d’authentification
  • Le Bureau ouvert cherche à connaître la valeur des contributions. Une idée émise est que chaque contribution soit répertoriée (exemple).
  • (projet 4) Les fonctionnalités de la plateforme doivent être choisies démocratiquement, et ce le plus vite possible en interne. Cela dit, il ne faudrait pas exclure le financement de fonctionnalités par des gens qui les voudraient. Ainsi, soit le financement et le choix de la plateforme seraient dissociés ; soit les financeurs auraient la possibilité de financer ce qu’ils veulent mais leurs choix ne seraient intégrés à la version principale du projet que s’ils suscitent une adhésion majoritaire de la communauté. Il y a également un risque à tout décider démocratiquement que les développeurs n’aient plus la maîtrise sur ce qu’ils font, ce qui peut entraver leur motivation et la cohérence du programme. Un compromis qui semble se dessiner est de stimuler un écosystème, d’inciter aux contributions, mais d’inclure les contributions dans la branche principale à l’aide d’un vote.
  • À terme, les modalités de financement seront déterminantes. Il est proposé de répondre à des appels d’offre ; voire à des marchés publics adaptés à la communauté libriste (qui concernent des projets de moins de 15000€), même si cette dernière option est risquée légalement car la multiplication de petits appels d’offre pourrait être considérée comme un gros appel d’offre déguisé. Finalement, les questions de comment s’organisera le choix des fonctionnalités de la plateforme, de quels contributeurs seront financés en cas d’appels d’offre, et de la structuration du projet futur (écosystème bénévole, société obéissant à un cahier des charges, ou un entre deux) ont été ouvertes, mais pas tranchées. Elles le seront démocratiquement, mais qui pourra voter ?
  • Sur le court terme, Emmanuel prévoit de développer Amenda d’ici fin 2017, et se propose de réaliser le backend tout seul (il a déjà bien avancé, sur retruco). Les développeurs UI et UX qui peuvent l’aider sont les bienvenus.
  • À faire : choisir le bon outil vidéo à distance

Discussions annexes

Démocratie délégative

Elle risque d’être soumise aux lobbies (ou en tous cas suscite des campagnes et de la désinformation) et désincite à la participation. D’un autre côté, elle ne serait pas plus sujette aux pressions que les autres types de démocratie, et ne peut de toute façon pas être mise en place avant une ou deux générations (car son aspect technique exclue pour l’instant une partie des gens), qui laisse le temps pour une indispensable éducation de la population au débat politique et l’analyse critique.

Vote électronique

Il nécessite 4 exigences inconciliables : le secret du vote, l’authentification des électeurs, la transparence des résultats (données, décompte des votes), et l’absence de tiers de confiance. Pour cette raison, aucune technologie de vote électronique n’est exempte de faille de sécurité sans entraver une des 4 exigences. Par exemple, il existe une technologie fiable et sécurisée, mais elle empêche aux électeurs de vérifier a posteriori que son vote n’a pas été modifié : ils doivent donc in fine faire confiance à l’organisateur du scrutin, ce qui semble un problème indépassable.


Réunions bureau ouvert
#2

Le vrai problème de la démocratie liquide c’est qu’elle est disruptive: elle déplace véritablement le pouvoir. Et assez logiquement tout les acteurs qui ont le pouvoir (entreprises, gouvernements, collectivités locales…) sont réticents à l’utiliser ou à la financer. Les associations qui se sont spécialisé sur le sujet n’ont pas de financements, donc pas de force de travail (https://liqd.net/ par exemple). Et quand il n’y a pas d’argent ni de perspective d’en trouver à moyen terme, ça n’intéresse pas grand monde.

Un problème secondaire (mais qui pourrait être résolu s’il y avait des bénévoles) est que l’idée est difficile a expliquer. Au moins à des non-informaticiens :slight_smile: Et comme il manque d’exemples (l’expérience du parti pirate allemand est plutôt un contre exemple) on reste dans l’abstrait et on peut imaginer toutes sortes de choses, positives ou négatives, sans vraiment sortir du niveau discussion de comptoir. Il y a quelque mois une initiative s’est lancée pour faire des tutoriaux de vulgarisation de l’idée (http://mieux.vote/) mais c’est tout.

Je reste convaincu que la démocratie délégative / liquide est un concept nécessaire pour soigner la démocratie, mais je n’ai aucune idée de la façon dont il va émerger.

Mes 2cts


#3

Pourrait-on savoir pourquoi ? Si on commence à créer d’autres plateformes de certification d’identité alors même que FranceConnect est encore dans son enfance on ne va pas s’en sortir !


#5

Cette publication peut vous intéresser, elle montre comment introduire la démocratie délégative en douceur.


#6

L’idée n’est pas de recréer d’autres plateformes de certification d’identité (comme vous pouvez le voir dans les cinq options proposées). Le problème est que FranceConnect ne permet pas pour l’instant d’authentifier des services autres que ceux de l’État, et que la procédure pour l’utiliser n’est pas automatique. Donc la décision d’utiliser FranceConnect doit être politique, et nous n’avons pas la maîtrise dessus, notamment car notre projet de logiciel de consultation citoyenne n’est pour l’instant qu’officieux, et n’a été approuvé ni par l’exécutif, ni par le bureau de l’Assemblée. Enfin, le ministère de l’intérieur lance un projet d’identité numérique qui fait concurrence à FranceConnect, et on a du mal à avoir de la visibilité sur l’avenir de FranceConnect.


#7

Le lien est mort. (mon message doit faire minimum 20 caractères)


#8

Projet 5 > promouvoir l’utilisation de l’id France Connect https://franceconnect.gouv.fr/fournisseur-service et eiADS https://venturebeat.com/2017/10/06/eu-to-implement-electronic-id-for-residents-to-accelerate-adoption-of-e-government-services/amp/

Financement utiliser un système de crownfunding (citoyen et parrainage) cf Priorisation kano, euro-point etc
Structuration en projets open source
outil Visio Conf intégrer technologie webRTC opensource eg. openMeeting


#9

existe t il des plateformes de vote électronique dans d’autres pays ? Si oui répondent elles au moins à 3 des exigences requises pour envisager de trouver une solution de plateforme adaptée?
Si l’avenir de France Connect est incertain, devons nous abandonner cette piste?