Précisions sur la suppression des crédits


#1

Chers concitoyens,

Vous avez été nombreux à me demander des précisions à propos de la suppression des crédits annoncée par le Ministère de l’Action et des Comptes publics.

Cette suppression de crédits de 4.5 milliards d’euros sur le budget de l’Etat d’euros était nécessaire pour respecter les engagements européens pris par la France, et nécessaire aussi pour assurer le financement de dépenses non budgetées par le précédent Gouvernement.

Comme annoncé par le Ministère, ces mesures ont été prises pour ne pas augmenter les taxes et les impôts tout en assurant de réelles économies permettant des reports sur l’année suivante.

Cette économie a été mis en œuvre à travers la suppression de crédits mis en réserve ce qui n’a aucune incidence sur les budgets des ministères ou sur la conduite des missions en cours. Cette économie a aussi été réalisée ainsi qu’à travers des mesures déjà prévues en loi de finances mais non concrétisées alors même que cette dernière nous y engageait.

Concernant les différentes enveloppes en lien avec les Français de l’Etranger (FDE), les crédits de paiement qui ont été annulés sont intégralement des crédits mis en réserve (cf. Journal Officiel du 21 Juillet), ce qui signifie que cela est sans incidence sur les dépenses envisagées dans la Loi des finances.

Pour ce qui est de l’annulation des autorisations d’engagement relatifs à l’aide au développement, celle-ci est également financée par des taxes affectées qui ont fortement augmenté l’année dernière.

Néanmoins, nous avons encore beaucoup à faire pour atteindre un budget à la hauteur de nos responsabilités envers les pays en développement.

Pour ce qui est de l’annulation des autorisations d’engagement relatifs au Ministère de l’Europe et des affaires étrangères, nous travaillons en concertation avec l’ensemble des députés des FDE et avec le Ministre Jean-Yves Le Drian et le Secrétaire d’État Jean Baptiste Lemoyne afin de rétablir et conserver le budget dédié aux FDE. Nous sommes convaincus qu’en travaillant de façon collective, nous arriverons à assurer le budget nécessaire pour le bon fonctionnement de ces services. Un courrier formel m’a été, par ailleurs, adressé faisant acte de cet engagement.

Ce travail conjoint se reflète par des résultats concrets. A l’occasion de la Semaine des Ambassadeurs, le Président de la République s’est exprimé sur l’importance qu’il porte à l’agenda relatif aux Français de l’Etranger. Le Président a insisté sur deux priorités qui sont les mêmes que les miennes : l’importance de la coopération culturelle et éducative basée sur les lycées français qui se traduira par un maintien des crédits de l’AEFE et la modernisation et numérisation des démarches consulaires. De plus, le Président de la République a annoncé sa présence lors de la prochaine session de l’Assemblée des Français de l’Étranger en octobre. Ce sera l’occasion de dresser ensemble une stratégie commune pour nos concitoyens établis à l’étranger.

« Les pays de l’espace francophone doivent envoyer davantage d’étudiants en France, en particulier au niveau master et doctorat comme sait le faire par exemple l’Amérique latine. Je souhaite que nous nous appuyons davantage sur le réseau des lycées français à l’étranger et que nous puissions créer davantage de bourses d’attractivité pour les meilleurs étudiants, et que nous en devenions leaders en Europe sur le marché justement du numérique diplômant.

Cette diplomatie de l’attractivité, elle doit aussi pouvoir s’appuyer - et je sais que vous le faites déjà - sur les Français de l’étranger. Les Français de l’étranger ont cette chance de pouvoir chaque jour comparer leur patrie à leur pays d’accueil. Ils aperçoivent nos faiblesses mais souvent voient mieux que d’autres les forces que nous n’exploitons pas assez.

Ils ont cette volonté de s’engager davantage encore dans le redressement de la France, dans son attractivité, dans les liens économiques, culturels, éducatifs, linguistiques que nous pouvons développer dans chacun de ces pays. Je connais leurs préoccupations s’agissant, par exemple, de la scolarisation de leurs enfants. Les crédits de l’AEFE seront préservés à partir de 2018. Je sais, Monsieur le ministre, que vous y êtes particulièrement attaché.

Ils sont également préoccupés par leur sécurité à laquelle nous consacrons des moyens accrus. Il nous appartient aussi de faire que l’expatriation ne soit pas un chemin semé d’embûches, mais une expérience qui permette de s’épanouir. À ce titre, la numérisation des démarches administratives est un chantier qu’il convient d’accélérer. Je me rendrai sur tous ces sujets début octobre devant l’Assemblée des Français de l’étranger pour marquer cet engagement. » Discours complet.

Notre premier combat sera donc le maintien du budget relatif aux FDE lors de la prochaine loi de finances. Je continuerai à travailler en ce sens avec l’ensemble des députés FDE ainsi qu’avec nos différents relais au sein du Gouvernement. J’ai adressé une lettre au Premier Ministre, suite à l’élimination des crédits, afin de connaître sa position vis-à-vis les enveloppes relatives aux FDE. Sa réponse du 4 septembre, précise que la priorité du Gouvernement est de maintenir les bourses scolaires, l’aide sociale et le soutien à l’éducation française à l’étranger. M. Édouard Philippe est d’accord avec notre vision de moderniser l’administration consulaire afin de proposer des services efficients et performants dans un contexte budgétaire encore plus contraint.

Paula Forteza.


#2

:earth_americas:
Tout a fait d’accord avec votre proposition. Les étudiants étrangers d’aujourd’hui deviendront les décideurs de demain. Ils faut faire comprendre cela aux entreprises françaises afin qu’elles se fassent connaître des étudiants quand ils sont en France (coût réduit).
Une idée: le parrainage d’étudiants étrangers.